EGLISE SAINT JEAN BAPTISTE
(XVIème SIECLE)


Cette église fut construite sur l'emplacement d'une petite chapelle qui existait déjà en 1101. Commencée en 1509, la tour fut construite un peu plus tard, en 1540. L'église et la tour sont construites en pierres calcaires provenant des carrières d'Eclusier, sur la Somme. La construction fut terminée en 1550, entièrement en style gothique flamboyant (quelques timides touches de style Renaissance se manifestent au portail). L'oeuvre était suffisamment avancée pour que l'église soit consacrée le 25 août 1525.

Au XVIIIe siècle, pour sacrifier à la mode, l'intérieur est copieusement couvert de badigeon... qui sera énergiquement lessivé en 1848 ! Ceci mettra au jour, dans le transept Sud (la chapelle actuelle de St-Fursy) une peinture murale datée de 1601 représentant la Bonne Mort, offerte par Jean ROUSSEL, conseiller du Roi et sa femme Jacqueline AUBE. Cette chapelle, ainsi que cette fresque en train de s'effacer, furent miraculeusement sauvées lors de la destruction de l'édifice au cours des conflits de 1870 et de la Première Guerre Mondiale.

La confrérie de N.D. du Mont Carmel a fait ériger l'autel de la chapelle de la Saint Vierge, qui était orné d'un tableau attribué à Fragonard représentant l'Assomption. (Volé en 1917, il est remplacé par une copie.) Au sommet, Marie tend de la main gauche un scapulaire à Saint Simon Stock agenouillé lui faisant face, une statue représente, peut-être Saint-Dominique. Tout ceci mutilé en 1917 a été refait conforme. La chapelle symétrique, dédiée à Saint-Joseph est entièrement contemporaine. En effet lors de la reconstruction, il ne subsistait plus de gravure ou plan de cet endroit. C'est donc en toute simplicité que fut reconstruite cette partie de l'église. Dans la chapelle du Sacré-Coeur, également refaite, une très expressive peinture de MICHEL, peintre péronnais de la fin du siècle dernier.

L'église Saint-Jean-Baptiste fut choisie comme unique paroisse de Péronne en 1795. Avant la révolution de 1789, il existait à Péronne 7 édifices religieux sans compter les chapelles : la grande et riche Collégiale St-Fursy, St-Jean-Baptiste, St-Sauveur, Notre Dame de Bretagne, St-Quentin-Capelle, St-Quentin-en-l'eau, la Collégiale St-Léger. Des collégiales et des autres églises, il ne reste plus rien. Par deux fois, les Allemands ont mis St-Jean-Baptiste en ruines : dans la nuit du 30 au 31 Décembre 1870, les obus allemands provoquent l'incendie de la tour, la toiture s'effondre, la charpente se consume, et les 7 cloches dont la Bancloque pesant dans l'ensemble plus de 9 tonnes s'abattent en fusion dans la fournaise.

L'église fut réparée et les cloches remplacées. En mars 1917, avant d'évacuer la ville, les Allemands procèdèrent à une destruction complète de la ville et une nouvelle fois, l'église St-Jean-Baptiste fut détruite. En 1939-1945, seuls les vitraux furent soufflés comme toutes les vitres de la ville par le fait de l'explosion d'un wagon de munitions à la gare. La tour, quant à elle, ne subit que quelques dégâts.

Lors des successives destructions de l'église, seuls ont résisté, la façade, le 3ème pilier, séparant la nef centrale du bas-côté voué à la Vierge, ainsi que la voûte, au dessus de la chapelle de St-Fursy.
L'orgue actuel, oeuvre de la maison CAVAILLE-COLL a été inauguré le 2 Juillet 1933 par Marcel DUPRE (Grand Prix de Rome) ; il est composé de trente jeux répartis sur deux claviers manuels et un pédalier.

Les grilles du choeur, oeuvre du XVIIIe siècle, ont été rétablies après la Grande Guerre, dans le style de celles de la cathédrale d'Amiens. Leur auteur ancien était ferronnier itinérant de Corbie, compagnon du Tour de France, nommé VEYREN dit VIVARAIS

SAINT JOHN-BAPTISTE CHURCH
(XVIth CENTURY)


This church was built in replacement of a small chapel which existed in 1101. It was started in 1509, the tower was built a little later, in 1540. The church and the tower are built from limestone coming from the quarries of Eclusier, on the Somme. The construction ended in 1550, entirely in flamboyant gothic (some timid touches of the Renaissance show themselves at the gate). The work was sped up enough so that the church could be consecrated on august, 25th, 1525.

In the 18th century, for the sake of fashion, the inside was copiously whitewashed ...which was energically scrubbed in 1848 ! This brought to light, in the Southern transept ( the present Saint-fursy Chapel) a mural painting from 1601 offered by Jehan ROUSSEL, the king's adviser and his wife Jacqueline AUBE, representing the "Good Death". This chapel, as well as this fresco which was fading, were miraculously saved when the building was destroyed during the conflicts of 1870 and of the 1st World War.

The brotherhood of N-D of Mount Carmel erected an altar in the chapel of the Blessed Virgin : it was decorated with a painting attributed to Fragonard representing the "Assumption" (stolen in 1917, it was replaced by a copy). At the top, Mary is holding a scapular in her left arm and offering it to Saint-Simon Stock knelt down facing her, a statue might represent Saint-Dominique. All this was disabled in 1917 and was redone as before. The symetrical chapel dedicated to Saint-Joseph is entirely contemporary. During the reconstruction, the engraving or map of this place did not exist anymore. It is therefore in complete simplicity that this part of the church was rebuilt. In the chapel of Sacre-Cœur, also rebuilt, a very expressive painting of Michel, a Peronnian painter of the end of the last century.

The church of Saint-John-Baptiste was chosen as the unique parish of Péronne in 1795. Before the revolution of 1789, 7 religious buildings existed in Péronne if we do not count the chapels : the great and rich Collegiale of Saint-Fursy, Saint-John-Baptiste, Saint-Sauveur, Notre-Dame of Brittany, Saint-Quentin-Capelle, Saint-Quentin-en-l'Eau and the Collegiate church Saint-Leger. The collegiate churches and the other churches are no longer there. The Germans bombed Saint-John-Baptiste twice : in the night of December, 30th-31th, 1870, the german bombs caused a fire in the tower, the roof collapsed, the framework burnt and the seven belltowers, among which the Bancloque (see the Belfry) weighing together more that 9 tonnes were knocked down in the melting of the furnace.

The church has been repaired and the belltowers replaced. In March 1917, before the evacuation of the town, the Germans completely destroyed the town and the new Saint-John-Baptiste church was destroyed. In 1939-1945, only the windows blasted, like all the windows in the town because of the explosion of a truck carrying the ammunition to the station, the tower only suffered little damage.

Apart from the arches, Saint-John-Baptiste is as it was long ago. A little word about the grand organs which date from the 19th century and which were fortunately taken down during the conflicts. The present organ, the work of the CAVAILLE-COLL firm was unveiled on July 2nd 1993 by Marcel DUPRE, who obtained the price "of Rome". It is composed of 30 sets spread out over 2 manual keyboards and a pedal board.

The railings of the choir, a work of the 18th century were also restored after the Great War in the style of those of the Cathedrale at Amiens. Their author was an ironworker in Corbie, called VEYREN (or VIVARAIS).