MARIE FOURE

En 1536, le Duc de Nassau (chef des armées de Charles QUINT) se trouve arrêté devant Péronne. A la tête de 60 000 hommes, il investit la ville et en fit le siège.

Ce siège passe pour l'un des plus redoutables sièges soutenus par une ville, aussi l'impératrice, épouse de Charles Quint, reproche au Comte de Nassau de ne pas avoir pu s'emparer d'un colombier tel que Péronne. L'assiégeant de la cité péronnaise lui aurait fait cette réponse : " Qu'à la vérité Péronne n'était qu'un colombier, mais que les colombes, tant mâles que femelles, s'y défendaient comme des aigles ".

Après 16 jours d'assauts infructueux, il décida d'entreprendre une opération de grande envergure : attaquer Péronne en plusieurs endroits différents et attaquer la Porte de Paris supposée abandonnée. Le 25 août 1536, des troupes de réserve s'avancent silencieusement vers la Porte de Paris. D'après la légende, un officier est sur le point de prendre pied sur la muraille, suivi d'une nombreuse troupe. C'est là qu'apparaît Marie FOURE. Ayant entendu quelques bruits confus, elle s'était élancée sur le rempart. Apercevant l'officier gêné par son étendard et sous prétexte de lui venir en aide, elle retourna l'étendard contre lui et lui transperça la poitrine avec le fer de la lance, puis elle le précipita dans le fossé en poussant des cris d'alarme. Les défenseurs accoururent et repoussèrent les assaillants qui subirent de lourdes pertes humaines.

Finalement Nassau, le 11 septembre, lève le siège qui avait duré 32 jours.

Marie-Catherine Lesleu de Poix dit "Marie FOURE", n'a peut-être jamais effectué l'acte de bravoure que la tradition populaire a l'habitude de lui attribuer, en effet aucune trace écrite, relatant son geste n'existe. Une statue fut néanmoins érigée à la gloire de l'héroïne de Péronne, cette statue de bronze connu un sort funeste lors de la Première Guerre Mondiale : les Allemands la prirent et la fondirent pour en faire des armes, une deuxième statue connu le même sort. Maintenant nous pouvons admirer une statue au pied de l'église.

MARIE FOURE

In 1536, The Duke of Nassau (head of the armies of Charles Quint) was stopped before Péronne. At the head of 60,000 men, he investigated the town.

Everyone believes this siege was one of the most dangerous sieges imposed to a city, and the empress, Charles Quint's wife, blames the Count of Nassau for not having been able to take hold of a "dovecote" like Péronne. The besieger of the peronnian city would have given her this reply : "To tell the truth Péronne was just a dovecote, but doves, males and females, protected themselves there as well as eagles."

After 16 days of fruitless onslaughts, he decided to undertake an operation of great importance : attacking Péronne in several different places and attacking the Gate of Paris which was supposed to be abandoned. On August, 25 th, 1536, the troops in stock advanced silently towards the Gate of Paris. According to the legend, an officer was about to take a step onto the wall, followed by a large troop. It was there that Marie Fourré appeared. Having heard some confused noises, she rushed on the ramparts. Seeing the officer embarassed by his flag and under pretext of helping him, she returned the flag against him and ran through his chest with the head of the spear, then she hurled him into a ditch uttering cries of alarm. The defense ran up and pushed away the attackers who suffered heavy human loss.

Finally Nassau, on 11th september, raised the siege which had lasted for 32 days.

Marie-Catherine Lesleu de Poix called "Marie Fourré" perhaps never carried out the act of bravery that the popular tradition normally attributes to her, in fact, no written trace, relating her gesture exists. In spite of the veracity of the events, Marie Fourré's act remains an enigma. Perhaps the canons who had related the facts were misogynous and had "willingly forgotten" Marie Fouré… A statue was nevertheless erected to the glory of the heroine of Péronne, this statue in bronze knew a fatal fate during the 1st world war : the Germans took it and melted it to make arms, a second statue had the same fate. Now we can admire a statue near the church.