VIE DE SAINTE RADEGONDE
ET SON IMPORTANCE HISTORIQUE POUR PERONNE ET SA REGION



En 529, sous le règne de Clotaire 1er, les Francs en guerre contre les Barbares tuent Bertaire, roi de Thuringe. Radegonde fille de Bertaire et son frère sont enlevés et accordé à Clotaire 1er. C'est en 530, que Radegonde vint à Péronne pour la première fois. Elle était alors âgée de onze ans, et de part son rang de princesse, est élevée à la Villa Royale d'Athies, situé à trois lieues de Péronne. C'est là que Radegonde reçoit son éducation religieuse, se convertie et décide avoir une vie vouée à Dieu et à la seule gloire de l'Eglise.

Clotaire bientôt, fut séduit par ses charmes et la fit conduire à Soissons, en 538, pour l'épouser malgré elle ; c'est Saint Médard, qui les unis. Elevée au rang de reine, elle refusa les pompes royales afin de se réserver au service de Dieu.

Comme cadeau de noce Clotaire lui offre sa villa d'Athies et toutes les terres s'y rattachant, nous savons qu'elle y vécut très souvent. De là elle vint plusieurs fois en visite à Péronne. C'est dans cette ville que Clotaire affectionnait venir chasser le cygne des étangs de la Somme. Le mont se trouvant à Péronne à l'emplacement du tribunal actuel était alors appelé le Mont des Cygnes.

Lors d'une des venues de Radegonde à Péronne, apercevant autour d'un temple des villageois se livrer à une cérémonie païenne, irritée par ce spectacle, elle le fait brûler et se retire pour prier à genoux pour la conversion de ces villageois. L'endroit qui reçu ses genoux devient un grès où l'on voit la marque de sa génuflexion. Grès exposée à l'Hôtel de Ville de Péronne.

Vers 555, envoyée par son époux auprès de Saint Médard, à Noyon, elle profite de cette occasion et le supplie de la consacrer diaconesse. Celui-ci refusant Radegonde le menace d'être maudit pour l'éternité, ébranlé par cette menace, l'évêque consacra Radegonde.

De là, elle se rendit à sa Villa de Saix dans le territoire des Poitevins. Où elle décida, vers 560, de se retirer en fondant à Poitiers le premier couvent de femmes, placé sous le vocable de la Sainte Croix. En effet, elle possédait un morceau de la croix du Christ qui fut placé au centre d'un bijou. Les religieuses, du monastère fondé par Sainte Radegonde, à Poitiers, sont toujours en possession de ce bijou et de cette relique. Rapidement Radegonde fut appelée Sainte par la Vox Populi et reconnue comme investie du don de guérison.

Après avoir donné à ses religieuses la règle composée par Saint Césaire d'Arles, Radegonde fonda au-delà des murailles de Poitiers une basilique, qu'elle avait choisit pour lieu de sa sépulture, Sainte-Marie-Hors-les-Murs, devenue aujourd'hui l'église Sainte Radegonde. Jusqu'à la fin de sa vie, survenue le 13 août 587, elle prodiga ses biens faits auprès des malades, des indigeants et des pauvres.

Dans la région de Péronne, le souvenir de Sainte Radegonde est très présent. Et les traces marquées par Radegonde sont historiquement irréfutables. Il est important de souligner que sans Radegonde nous n'aurions pas d'éléments relatant l'histoire de notre région, puisque se sont les plus vieux témoignages de la vie à Péronne. Ces textes nous montrent de façon catégorique qu'au sixième siècle Péronne était déjà une ville avec un château et une administration royale importante.

  THE LIFE OF SAINTE RADEGONDE
AND HER HISTORICAL IMPORTANCE FOR PERONNE AND THE REGION


In 529, under the reign of Clotaire the First, the Francs, who were at war against the Barbarians, killed Bertaire, the king of Thuringe. Radegonde, Bertaire's daughter, and her brother, were kidnapped and Radegonde was given to Clotaire the First. In 530, Radegonde came in Peronne for the first time. She was then eleven years old and, as she was a princess, she was brought up at the Royal Villa of Athies, three leagues from Peronne.

It's where Radegonde was given a religious education, was converted and decided to have a life devoted to God and to the only glory of the Church.

Clotaire was soon charmed by her and had her taken to Soissons, in 538, to marry her against her will ; Saint Medard joined them in marriage. Elevated to the rank of queen, she refused the royal pomps in order to keep herself to the service of God.

As a wedding present, Clotaire offered her the villa he had in Athies and all the land attached to it ; we know she often lived there. She came in Peronne on visits several times. Clotaire liked coming to hunt swans in the ponds of the Somme. The mount that was on the site of the present court in Peronne was then called the Mount of Swans.

When Radegonde once came to Peronne, around a temple, she saw villagers indulge in a paian ceremony ; annoyed at what she saw, she had the temple burnt and retired to kneel and pray for the conversion of these villagers. The place where she knelt turned into a sandstone on which the mark of her genuflexion can be seen. The sandstone is shown in the town hall of Peronne.

Around 555, sent to Saint Medard in Noyon by her husband, she took advantage of the situation and implored him to consecrate her a deaconess. He refused and Radegonde threatened him of being cursed for eternity, shaken ; shaken by this threat, the bishop consecrated Radegonde.

Then, she went to her Villa of Saix in the territory of Poitou. Around 560, she decided to retire there, founding in Poitiers the first convent for women, dedicated to the Holy Cross. Indeed, she had a piece of the Christ's Cross that was put in the centre of a jewel. The nuns of the monastery founded by Sainte Radegonde in Poitiers still possess that jewel and this relic. Radegonde was soon called a Saint by the Vox Populi and acknowledged to be invested with the gift to heal.

Once she had given her nuns the rule composed by Saint Césaire of Arles, Radegonde founded beyond the walls of Poitiers a basilic she had chosen as her burial place, Sainte-Marie-Hors les Murs, that is now called the Church of Sainte Radegonde. Till the end of her life, on August 13th 587, she lavished care on the sick persons and on the poor.

In the region of Peronne, people have good memories of Sainte Radegonde and her marks are historically irrefutable. It is important to underline that without Radegonde, we would have nothing about the history of our region, as these are the oldest pieces of evidence about life in Peronne. These texts categorically show us that, on the sixth century, Peronne was already a town with a castle and an important royal administration.